En 2018, Moreau que présenteras tu au Festival ?

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  • Bonjour Moreau, Comment vas-tu depuis l’année dernière ?
    Très bien merci, et toi ?
    Très bien merci. (Silence). C’est la deuxième année que tu viens nous présenter quelque chose, le Festival de caves est-il un partenaire artistique ?
    Oui. La deuxième année artistiquement. Mais je m’intéresse et travaille pour le Festival depuis quatre ans. Les deux premières années j’étais régisseur général et au comité de direction du Festival. Maintenant, j’y travaille comme écrivain et comme metteur en scène. Oui je peux dire ça, que c’est un partenariat mais je crois que c’est un peu plus. Il y a une relation plus importante qu’un partenariat. Une relation de confiance et d’échange artistique, humaine. C’est important, je crois. Disons que je m’engage uniquement dans ces conditions.
    Qu’est-ce que représente la cave pour toi ?
    Hum… (Silence) C’est un lieu de stockage. D’archivage. C’est un symbole important je crois parce que c’est le lieu du passé, je pense au ventre de la mère, au ventre de la terre. C’est dans ce concave là que nous nous sommes constitués et que nous avons franchi notre premier passage, la naissance. Alors c’est très important, tu imagines les traces que ça laisse ? C’est peut-être ça qu’on vient revivre là. Cette relation là, à l’autre. Je ne sais pas… (Silence) Quand j’étais enfant et jusqu’à l’adolescence, j’ai toujours créé des spectacles dans les sous-sols. Ce sont des lieux où on ne va pas mais où on revient pour y chercher quelque chose, y déposer quelque chose.
    Que viens-tu nous présenter cette année ? Avec qui ?
    Je viens cette année avec un texte qui s’appelle Des idiots nos héros qui est publié aux Éditions Théâtre Ouvert. Je n’aime pas tout ce que j’écris mais celui-là je l’aime bien. Il marque un franchissement (rire) dans mon travail, comme une naissance, tu vois on y revient. C’est une pièce d’amour, un amour de l’autre justement, de cette difficulté là d’aimer, c’est un drame. Je continue mon travail avec Anne-Laure Sanchez avec qui j’ai travaillé l’Illétric l’an passé, nous voulions retravailler ensemble. Et puis Anaïs Marty aussi avec qui je voulais travailler. Chez toutes deux ce qui m’intéresse, c’est leurs forces, leurs failles, leurs sensibilités. Elles sont robustes. Ce sont de magnifiques comédiennes. Tous les trois nous avons peur du plateau et c’est pour ça que l’on y va, pour se surmonter.
    Merci Moreau. ( Interview réalisé par Frédéric Mauvignier)

    2. Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines.

     

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