Anne Monfort, metteuse en scène

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  • / Interview réalisé par Moreau

    Bonjour Anne, comment vas tu depuis l’année dernière? Tu t’intéresses aux textes. Peux-tu nous dire comment s’organisent tes choix ?

    Les textes, ce sont ceux que je lis, qui m’accompagnent parfois depuis longtemps. « Morgane Poulette », que j’ai monté l’année dernière, m’accompagnait depuis très longtemps. Il y a parfois des liens entre différents spectacles. Le travail sur Robespierre de cette année se relie à mes spectacles précédents qui parlaient de la révolution, ou de la désobéissance civile. Et il y a bien sûr le lien avec l’acteur et ses envies de théâtre. En travaillant avec Damien Houssier cette année, j’ai vite pensé à ce qui nous reliait, un certain rapport à la pensée, à la morale aussi.

    Qu’est-ce que représente la cave pour toi ?

    C’est un espace de liberté, bien sûr. Comme on s’adresse à un très petit nombre de spectateurs, on a une liberté formelle plus grande, dans la façon de s’adresser. Parfois on peut aussi se permettre une complexité de pensée plus grande car on a le temps de l’explicité. C’est aussi une contrainte technique très forte, qui oblige à réfléchir sur le travail de l’image de façon différente d’un théâtre équipé.

    Peux-tu nous parler du travail que tu prépares pour cette nouvelle édition?

    Il s’agit d’un travail sur la figure de Robespierre. L’historienne Sophie Wahnich, spécialiste de la période révolutionnaire et de Robespierre en particulier, avait écrit un article ou elle menait un entretien avec le fantôme de Robespierre, en particulier sur les questions d’état d’urgence, de restriction des libertés…. Nous sommes repartis de ce principe, l’interview avec le fantôme, en mêlant des textes de Robespierre et des textes de Sophie Wahnich, pour travailler ainsi la question de la démocratie, de la citoyenneté et de la vertu.

    Comment appréhendes-tu chaque nouvelle création au Festival ?

    C’est la cinquième année que je participe au festival. J’ai pu donc m’approprier davantage les contraintes de création. Mais c’est comme pour toute création, le plus passionnant reste l’inconnu des répétitions, de la rencontre avec le public.

    Je te remercie Anne Monfort.

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