Archives de la 2ème édition
du 22 Mai au 20 Juin 2007

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Une brève histoire de cave, deuxième volet : Saint-Germain-des-Prés, 1944-1968, le Paris du jazz, de la jeunesse et de la révolte existentialiste, les cafés, les bars et les boîtes de nuit de Boris Vian, de Jean-Paul Sartre et de Jacques Prévert, qui créaient et représentaient, avec d’autres, moins connus, une France, de nouveau ouverte à l’étranger, qui rayonnait sur le monde entier, une France qui importait sa philosophie de l’Allemagne, sa musique, sa littérature et son cinéma de l’Amérique et son communisme de la Russie, pour les transformer et les réexporter. Un lieu et un moment mythiques, ils nous donnent toujours l’impression d’avoir réalisé l’impossible : l’union de l’art et de la politique, de l’angoisse et de la joie de vivre.

Les boîtes de nuits et de jazz de Saint-Germain-des-Prés étaient typiquement à cette époque souterraines, comme le notoire Tabou, où l’on s’asseyait sur de simples bancs en bois le long des murs voûtés et face aux tables encombrées de verres et de cendriers. Dans l’obscurité, exacerbées par la fumée de la pipe de Sartre, pas mal de coups de foudre se révélèrent sans doute décevants. Mais la nuit suivante, l’espoir fut encore là, à renaître…

Et si, comme nous l’avons suggéré il y a un an, la cave est l’inconscient, pourquoi ne pas voir dans les inventaires à la Prévert une forme de la libre association psychanalytique ? Une libre association qui mènerait à toutes les surprises , à toutes les guérisons : une corde, un bandonéon, une robe de mariée, un portrait de condamné, une télévision, un appareil photo, un voltaire ou encore un piano…  Et si le programme d’un Festival de Caves était lui aussi une liste de toutes les surprises, un pari fou et une promesse de bonheur…

David Ball

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