.

Jenny tout court
Michel Berreti / Guillaume Dujardin / José Drevon, Pierre-François Doireau

De Michel Berreti / Mise en scène de Guillaume Dujardin / Avec Pierre-François Doireau et José Drevon
Lire la suite ...

Mise en scène :
Avec : ,
Edition(s) du festival :

De Michel Berreti

Mise en scène de Guillaume Dujardin

Avec Pierre-François Doireau et José Drevon

Michel Beretti est suisse. Il y a quelques années, en accord avec Gino Zampieri, le directeur du Théâtre Populaire Romand de la Chaux-de-Fonds, il a rencontré et interrogé Jenny Humbert-Droz, la veuve de l’ancien Président de l’Internationale Communiste. Née en 1892, Jenny a traversé le siècle, observé l’évolution du monde et des croyances. Elle, fervente militante, voyant son monde rêvé s’éteindre. Michel Beretti invente à partir de ce témoignage une rencontre entre Jenny et un jeune journaliste. Ce journaliste l’interroge sur la fin des rêves. Elle répond par le désir encore présent du combat. Il parle de nostalgie, elle répond souvenirs. Elle est dans la vie, cette dame plus que centenaire, il est, lui, le journaliste, dans la mort de son père. C’est la nécessité instinctive de défendre la vie qui la menait au combat. Et cette nécessité elle n’est pas prête de disparaître.

J’avais vu une mise en scène de ce texte il y a 5 ans, à la Chaux-de-Fonds. Je rêvais de proposer à José Drevon de jouer Jenny. Ce rôle étit écrit pour elle. J’en cherchais l’occasion.

Et puis j’ai lu cette année l’âge des extrêmes de l’Historien Eric J.Hosbawm. Livre passionnant racontant le vingtième siècle. De la première guerre mondiale à la chute du mur. Mais surtout développant l’idée de la « destruction du passé ou plutôt des mécanismes sociaux qui rattachent les contemporains aux générations antérieures ». Les jeunes, pense-t-il, vivent dans un présent permanent. Avec la jouissance immédiate qui l’accompagne.

Dans nos caves, Jenny s’est donc imposée. Pierre-François Doireau aussi dans le rôle du journaliste.

Donner à entendre Jenny et sa nécessité du combat mais aussi son besoin de pensée et d’espoir m’apparaît comme un souffle de vie dans un monde morbide.

 

Guillaume Dujardin