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La douceur de l’air
José Drevon / Luc Schillinger, Pierre-François Doireau

La Douceur de l'air / D'après J.F Bizot, J.C Lacarrière et M. Lacroix / Adapté et mis en scène par José Drevon / Avec Luc Shillinger et Pierre-François Doireau
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D’après J.F Bizot, J.C Lacarrière et M. Lacroix Adapté et mis en scène par José Drevon Avec Luc Shillinger et Pierre-François Doireau

Les trentenaires en voudraient à la génération des baby boomers. Ils condamneraient les « soixante huitard ». Ceux de 20 ans s’en balanceraient. Il ne sauraient même pas de quoi le film parlait. Pas sûr, quand on les voit en lutte. Les trois semaines des « événements » ont eu juste le temps de planter des graines. Elles ont poussé ; beaucoup de fruits sont sortis. Des idées ont fait leur chemin, certaines ont permis de changer ce qui avait besoin de l’être. Ce n’est pas vrai que c’est à cause d’elles que « nous ne travaillons pas assez » et que nos enfants sont « mal éduqués« . Ce qui est sûr, c’est que, quand tout fut rapidement terminé, « les idolâtres de l’argent ont pu continuer leurs affaires« . Mais la hargne est restée. La hargne contre l’imagination et le rêve. La hargne qui dénonce quand elle n’invente rien. Les baby boomers irriteraient avec leur certitude d’être les enfants chéris de la République. Les préférés, les gavés, les désirants étalant leur jeunesse éternelle. Peut-être pas de retraite pour eux. Bien fait. Puisqu’ils sont jeunes, ils n’en n’ont pas besoin. Et pan. Il faudrait quand même qu’on s’arrête un moment pour en parler.

José Drevon