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Panurge
François Rabelais / Simon Vincent / Luc Schillinger

D'après La Vie Treshorrificque du Grand Gargantua de François Rabelais / adaptation et mise en scène de Simon Vincent / avec Luc Schillinger / en coproduction avec la Compagnie Mala Noche (Besançon)
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Mise en scène :
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Au sein de l’œuvre rabelaisienne, le géant Pantagruel, c’est le sage, le bon, l’équilibré, le juste, l’instruit. Panurge, c’est l’élément noir, superstitieux, attiré par l’ombre et le démoniaque. Un personnage mélancolique prisonnier de ses angoisses, anxieux, irrésolu, perplexe. Un personnage bouffon, aussi, irresponsable et enfantin.
Panurge, c’est un personnage en rébellion. Pourquoi se délecte-t-il de la provocation ? Pourquoi fait-il tant de place au doute ? D’un point de vue politique et social, il représente une figure de révolutionnaire ; quand il met en doute les savoirs trop certains et les institutions dominantes. D’un point de vue existentiel, la révolution qu’il porte est plus profonde, c’est d’ailleurs ce qui en fait un personnage si moderne. Confronté au problème du sens introuvable, il retourne le monde. Devant l’absurde de sa situation, il se livre à l’action gratuite. Un fou, au sens le plus baroque du terme qui dénonce l’effondrement du sens. Parfois comparé à Hamlet pris dans les marges du Moyen-âge et de la Renaissance, il endosse différentes images du marginal et marque presque la limite de la fiction rabelaisienne. La limite de l’humanisme ?