.

Sans résonner, les vagues
Axel Beaujardin, Hugo Fleureau

Sans résonner, les vagues / textes et jeu Hugo Fleureau et Axel Beaujardin
Lire la suite ...

Mise en scène : ,
Edition(s) du festival :

Deux textes en miroir pour deux comédiens

Cette histoire, comme l’histoire de chaque être humain sur cette planète, commence par une naissance. Au début, il ne savait rien. Ou à peine comment respirer …pleurer … Il lui fallait donc tout apprendre. La charge revint donc à ses parents de lui apprendre le monde. Et dès le début, ses parents l’ont pris pour ce qu’il était : c’est à dire un abruti.  Il ne connaissait rien du monde, et rien des Hommes. Il n’y avait qu’un vide, un rien, une ignorance. Ils lui ont dit que chaque 25 Décembre, dans la nuit, un gros bonhomme habillé en rouge passait dans toutes les maisons du monde pour apporter des cadeaux aux enfants sages. Alors il y a cru. Ils lui ont dit que les Hommes naissaient Libres et Égaux. Alors il y a cru.

Toutes ces sensations nouvelles sont un supplice indescriptible, que personne ne comprend avant de les ressentir et oublie au bout de quelques minutes. Sa mère l’avait pourtant mis en garde, s’ il voulait aller sur la terre et devenir humain, les souffrances seraient grandes, et le retour impossible. À cela, elle ajouta : en moi tu éprouveras le regret de ne pas aller sur terre, sur terre tu éprouveras le remord de ne pas pouvoir retourner à la mer. Les douleurs insoutenables font naître en lui ses premiers remords. Il lutte pour ne pas abandonner, se forçant à faire aller et venir l’air dans ses poumons, à contracter ses muscles pour déplacer son corps, à maintenir les yeux ouverts malgré la lumière aveuglante, se raccrochant à l’idée que tout sera bientôt terminé.