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« Constantin Stanislavski plaçait l’art de l’acteur dans la création et sa réitération. L’édition 2020 ayant été annulée, le festival réitère la proposition faite aux artistes d’honorer les engagements pris. Les spectacles de l’année passée pourraient enfin voir le jour. Toutes les équipes présentes ont la possibilité de poursuivre leurs travaux en cours ou de faire de nouvelles propositions. Mais cette année est aussi grandement dédiée à la création de formes nouvelles, de premières scènes, d’un spectacle tout public, y compris jeune, qui fera partie de la programmation… 

La cave, quelle qu’elle soit et où qu’elle soit, et ce malgré son apparente dureté, est et restera un lieu de scène, d’art et d’émerveillement. De petites boîtes noires, espaces témoins de la naissance de multiples univers, que nous continuerons à mettre en lumière. »

Extrait de l’édito du programme 2021 du Festival de caves

Le Festival de caves est né d’une intuition, d’un désir. Désir de mettre en avant l’imagination, l’invention et la confiance ; désir d’offrir à des artistes une totale liberté de création, de leur proposer d’autres manières de raconter des histoires et de rencontrer le public, plus étroites, plus intimes, plus directes. Intuition d’un lieu nouveau ; un lieu inhabituel et un peu fou, étrange et étonnant : la cave, pour favoriser l’intensité presque magique de l’écoute et nourrir davantage les liens entre l’artiste et les spectateurs.

A l’origine de ce festival, Guillaume Dujardin, directeur de la compagnie Mala Noche, prend le parti de créer son spectacle Le journal de Klemperer dans deux caves bisontines. Séduit par le caractère original, sensible et hautement symbolique de la représentation souterraine, il décide de consacrer un évènement à la cave, à cet espace riche de promesses poétiques. Le Festival de caves voit le jour en 2006 à Besançon, sa “ville-mère”.

Au fil des années, le festival n’a cessé de croître, d’évoluer et de s’implanter dans de nouveaux territoires en France, puis en Suisse. Comme un arbre dont les racines s’étendraient chaque année de plus en plus loin sous la terre, il est devenu itinérant. Il a agrandi son réseau de caves pour aller toujours plus à la rencontre de spectateurs inconnus et parfois éloignés de toute scène théâtrale. C’est un évènement artistique, ouvert et décentralisé. C’est autour de l’héritage historique de la décentralisation théâtrale, de son inventivité, de son audace, qu’il s’est développé. Il lui emprunte la volonté de transformer les contraintes en liberté pour repousser les frontières de la création. 

 

Une association active et engagée.

15 années d’existence pour le festival.

77 artistes, régisseuses et régisseurs, de passage, invités ou régulièrement au rendez-vous.

120 propriétaires , qui accueillent les artistes et ouvrent leurs caves chaque année , sans compter les bénévoles et les amateurs de la vie culturelle qui aaccompagnent le projet et contribuent à son développement.

 

La saison 2020 marque un tournant dans la vie du festival et dans son organisation. Guillaume Dujardin offre la conduite du festival à Régis Goudot, qui saisit l’opportunité d’imaginer de nouvelles perspectives en réunissant une équipe de sept artistes autour d’une généreuse proposition : rendre collégiale la responsabilité artistique du projet.

Le collectif : Pauline Bertani, Thomas Champeau, Régis Goudot, Camille Roy, Anne-Laure Sanchez, René Turquois et Simon Vincent. Ensemble, ils construisent l’édition 2021 et tentent d’insuffler un dynamisme renouvelé à cet événement. La force du nombre est fertile quand il s’agit d’imaginer, d’inventer. Le Festival de caves est et restera un festival d’artistes, de créations, de liberté et de confiance. Sa longévité a confirmé la justesse de ces partis pris.